L'économie numérique, sujet de préoccupation

Que vous soyez citoyen.ne ou expert.e en gouvernance des données, vous savez me dire quelles sont les entreprises les plus riches du Monde actuellement, leurs noms et leurs activités. L’économie numérique est un gros gâteau dont certains se sont assurés depuis longtemps les plus belles parts et mettent tout en oeuvre pour les conserver.

Voilà pourquoi la question de la gestion des données est au coeur des préoccupations stratégiques des entreprises mais également au coeur des préoccupations politiques de l’Europe. C’est également un sujet de préoccupation pour les individus que nous sommes, accessoirement conssomateur-trices.

L’injonction contradictoire en psychologie, c’est le choc entre deux injonctions qui plonge les individus en total désarroi et les rende totalement incapable d’agir.

Il y plusieurs moyens de sortir d’une injonction contradictoire. La première consiste à faire le déni d’une des injonctions.

Sur le sujet qui nous préoccupe, c’est clairement la protection de l’individu et de ses droits qui a été occultée.

Pourquoi ?

Simple, l’attrait de l’injonction à developper les opportunités de l’économie économique ont largement dépassé celui de respecter le droit à la vie privé.

Souvent par manque de connaissances et de compétences, quelquefois par pur choix du profit.

Cependant, la conscience de l’impact sur nos vies, nos sociétés que peut avoir le fichage à grande échelle inquiète de plus en plus les personnes.

On se demande ce que pourraient bien faire des gouvernements malveillants avec toutes ces informations.

En 2018, le RGPD répond à ces inquiétudes citoyennes. L’Europe s’implique car, elle aussi s’inquiète du pouvoir grandissant de ces grandes entreprises qui possèdent les informations sur les citoyen-nes qu’elle se doit de protéger.

En effet, le RGPD va être contraignant mais ce n’est pas une réglementation opportuniste, il s’inscrit dans la constitution des droits de l’homme et du citoyen et dans l’ article 9 du code civil.

C’est un rempart contre un risque qui dépasse largement la vision économique du numérique, c’est une réponse démocratique juridique au risque d’un régime tout simplement totalitaire que le fichage de chacun d’entre nous permet et autorise déjà et qu’il faut sérieusement encadrer et sanctionner les tentatives de s’y dérober.